Pourquoi éviter une vente aux enchères de partage de biens lors d'un divorce
« Qu’adviendra-t-il du logement commun ? » Cette question hante de nombreux couples en instance de divorce qui possèdent un logement en commun. L’un des conjoints continuera-t-il à y vivre ? Peut-il racheter la part de son ex-conjoint et assumer seul les mensualités du prêt immobilier ? Faut-il vendre ou louer le logement ? En l’absence de solution, une vente forcée aux enchères se profile. Poursuivez votre lecture pour découvrir pourquoi il est préférable d’éviter cette situation.
Les spécialistes du divorce conseillent de trouver rapidement une solution concernant les biens communs. Une décision conjointe devrait être prise au plus tard un an après la séparation. S'il apparaît clairement durant cette période qu'une réconciliation est impossible, le bien peut alors être vendu. Cela permet non seulement de tourner la page, mais aussi de disposer d'un capital de départ pour un nouveau projet.
Obtenez des conseils professionnels
Si l'un des ex-conjoints souhaite vendre le bien immobilier tandis que l'autre souhaite y rester, le premier peut demander une vente aux enchères en vue d'un partage, devant le tribunal compétent, si aucun accord n'est trouvé. Un médiateur peut faciliter la communication entre les deux parties. Un agent immobilier local de confiance peut également conseiller les ex-conjoints afin de trouver une solution adaptée au bien. Ces agents sont non seulement habitués à ce type de situation, mais ils connaissent également parfaitement les tendances actuelles du marché et les options disponibles.
Une solution apparemment bonne
L'objectif d'une vente aux enchères de partage est d'éviter qu'un divorce en suspens ne s'éternise. Les biens difficiles à partager, comme les biens immobiliers, sont convertis en actifs plus faciles à diviser, tels que des liquidités. Souvent, l'une des parties considère cette solution comme un moyen judicieux de parvenir enfin à un accord. Cependant, de nombreux couples en instance de divorce ignorent qu'une vente aux enchères de partage peut entraîner des pertes financières. En effet, il arrive fréquemment que les biens immobiliers soient vendus en dessous de leur valeur marchande.
L'immobilier comme bonne affaire
Les ventes aux enchères de biens immobiliers partagés sont prisées des chasseurs de bonnes affaires. Ils connaissent la valeur marchande et savent jusqu'où ils peuvent enchérir. Même l'ex-conjoint qui souhaite rester dans le logement peut participer aux enchères. Cependant, il risque de se faire surenchérir ou de voir un autre enchérisseur faire monter les prix. C'est une opération risquée pour les deux parties.
Il est préférable de consulter un professionnel dès le départ afin de trouver une solution pour le bien immobilier en copropriété. Les agents immobiliers professionnels savent quand la location conjointe est avantageuse, permettant ainsi de rembourser l'emprunt, ou quand la vente est plus judicieuse. Pour les deux parties, un avis professionnel présente l'avantage d'éviter toute perte financière.
Vous êtes en instance de divorce et vous vous demandez ce qu'il adviendra de vos biens communs ? Contactez-nous ! Nous serons ravis de vous conseiller.
Notes
Par souci de clarté, ce texte utilise le masculin générique. Les identités féminines et autres identités de genre sont explicitement mentionnées lorsqu'elles sont pertinentes.
Avertissement légal : Cet article ne constitue pas un avis fiscal ou juridique. Veuillez consulter un avocat et/ou un conseiller fiscal pour obtenir des conseils adaptés à votre situation personnelle.
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