Nouveau partenariat pour les personnes âgées

Un testament permet d'éviter les conflits successoraux.

Les litiges successoraux impliquant des célébrités font régulièrement la une des journaux : des veufs âgés désignent souvent leur seconde épouse comme unique héritière, au détriment de leurs enfants issus d’un premier mariage. Mais les célébrités et leurs familles ne sont pas les seules concernées par ces conflits.

Vous souvenez-vous d'Helmut Kohl ? En 2008, il a épousé en secondes noces son ancienne rédactrice de discours, Maike Richter, de 34 ans sa cadette, et s'est progressivement éloigné de ses enfants et petits-enfants. À son décès en 2017, un long conflit successoral s'en est suivi. Nombre de couples mariés « ordinaires » ont été témoins d'un tel événement, ou d'un événement similaire, et souhaitent, à juste titre, que le conjoint survivant lègue les biens communs à ses propres enfants et non à un éventuel nouveau conjoint. Par ailleurs, l'équité et la justice sont naturellement recherchées ; personne ne souhaite avant tout que les proches survivants se disputent l'héritage. Cet héritage comprend souvent un ou plusieurs biens immobiliers. En l'absence de contrat de mariage ou de testament, l'ordre légal de succession s'applique : 50 % reviennent au nouveau conjoint, le reste étant partagé entre les enfants ; deux enfants, par exemple, reçoivent chacun 25 %. Remarque : Même les enfants déshérités ont généralement droit à la moitié de leur héritage initial, appelée « part réservataire » (12,5 % dans cet exemple). Si le conjoint survivant est désigné comme seul héritier dans le testament, la part des enfants dans l’héritage est également réduite à cette part réservataire, soit deux fois 12,5 % dans le cas présent. Les 75 % restants reviennent au nouveau conjoint survivant.

Aucune réclamation ne sera acceptée sans certificat de mariage.

La situation est bien différente si les nouveaux partenaires vivent « seulement » en concubinage, par exemple pour continuer à percevoir leurs pensions de veuf/veuve respectives. Dans ce cas, le partenaire n'a aucun droit sur l'héritage après le décès du testateur, même s'il a vécu avec lui pendant des années ou s'il s'est occupé de lui avec dévouement. Il doit également quitter le domicile du testateur immédiatement à la demande des héritiers. Il existe de nombreuses façons de subvenir aux besoins de ses enfants, conjoints, partenaires, proches et autres personnes par le biais d'un testament. Cependant, il existe aussi de nombreux pièges, et un testament mal rédigé a de fortes chances d'être contesté ou déclaré nul. Si vous, en couple ou individuellement, vous trouvez dans une situation similaire et souhaitez influencer votre succession, il est fortement recommandé de consulter un notaire ou un avocat spécialisé qui pourra vous conseiller sur le droit successoral et rédiger un testament juridiquement valable, conforme à vos souhaits.

Sources : anwalt.de, en.wikipedia.org, faz.net, finanztipp.de

À propos de l'auteur

Harry Mohr

Agent immobilier (Chambre de commerce et d'industrie)

Harry Mohr, auteur de cet article

Harry Mohr

Agent immobilier (Chambre de commerce et d'industrie)

Harry Mohr est agent immobilier et propriétaire de l'agence Immobilien Kontor Saarlouis. Expert immobilier agréé DEKRA, il accompagne ses collègues et ses clients dans tous les aspects du marketing immobilier.