Félicitations ! Vous avez trouvé un acheteur potentiel qui souhaite examiner de plus près l’acquisition de votre propriété. Que se passe-t-il ensuite ?
Il s'agit maintenant de transformer la partie intéressée en acheteur et de faire respecter vos exigences lors des négociations.
Préparez vos objectifs de négociation à l'avance et évitez de faire des concessions importantes et spontanées que vous pourriez regretter. Après tout, vous n'êtes pas le seul à avoir un objectif – la vente – mais l'acheteur potentiel souhaite lui aussi acquérir votre bien au meilleur prix possible (c'est-à-dire le plus bas). Trouver un compromis implique toujours que les deux parties fassent des concessions.
négociations de prix
Chaque acheteur cherchera à acquérir le bien de ses rêves au meilleur prix. C'est pourquoi les négociations sur le prix d'achat sont presque toujours difficiles. Pour être en position de force en tant que vendeur, il est essentiel d'être bien préparé ! Cela implique notamment d'avoir étudié la valeur marchande de votre bien .
Il vous faut une bonne vue d'ensemble des prix passés et de l'offre actuelle du marché, car votre interlocuteur disposera de ces informations. En tant qu'acheteur sérieux, il aura visité de nombreux biens et sera au courant des offres de la concurrence.
Par conséquent, comparez les offres. Une évaluation professionnelle de votre bien immobilier peut également s'avérer très utile pour justifier votre prix demandé. Dès le départ, prévoyez une marge de négociation que vous pourrez ensuite respecter sans pour autant descendre en dessous de votre prix minimum acceptable.
Si votre évaluation est réaliste, vos arguments sont solides. Toutefois, ne cédez pas trop vite aux exigences de votre interlocuteur. Vous risqueriez de donner l'impression qu'« il y a encore de la marge de négociation », et les renégociations deviendraient alors inévitables
Outre le prix, plusieurs autres points seront négociés. Cela nous permettra de proposer des alternatives aux réductions de prix. En voici quelques exemples :
Date de paiement
De nombreux acheteurs doivent d'abord résilier un bail ou vendre leur propre bien. Il en résulte souvent une double charge temporaire. Dans ce contexte, vous, en tant que vendeur, pouvez proposer un report de l'échéance de paiement, par exemple en échange d'un prix d'achat plus élevé.
Si votre bien est déjà vacant, évaluez soigneusement les frais que vous encourrez et déterminez si une telle offre est avantageuse pour vous. Toutefois, le même principe s'applique : en cas de retard de paiement, la remise des clés ne pourra avoir lieu que plus tard.
inventaire
Souvent, le mobilier est inclus dans la vente. Par exemple, la cuisine équipée, l'abri de jardin ou d'autres biens de valeur.
Si vous n'incluez pas dans le prix tous les meubles que vous souhaitez réellement vendre, vous pouvez ultérieurement proposer, par exemple, la cuisine aménagée de haute qualité en option plutôt que par une réduction de prix.
Temps de passation
Décidez dès le départ de la date à laquelle vous pourrez remettre votre bien à l'acheteur au plus tôt. Ne sous-estimez pas le temps nécessaire à votre déménagement. Vous pourriez avoir besoin de rénover votre futur logement, ou même être vous-même à la recherche d'un nouveau bien. La date de remise des clés est stipulée dans le contrat de vente et est juridiquement contraignante !
Si vous savez déjà où vous allez déménager, ou si votre propriété est déjà vacante, vous pouvez faire des concessions à ce stade. Important : ne cédez pas votre propriété avant d’avoir reçu l’intégralité du prix d’achat !
acomptes
Si le paiement et la remise des clés sont convenus pour une date ultérieure, la question d'un acompte est abordée. Attention ! Il est tout à fait acceptable d'obtenir un acompte pendant les négociations sans pour autant donner accès à votre bien à l'acheteur. Cette solution peut être envisagée en échange d'un report de la date de paiement total ou d'un prix d'achat inférieur. Avantage : vous accédez plus rapidement aux fonds, que vous pourriez utiliser pour l'achat de votre prochain bien immobilier.
Les acheteurs insistent souvent pour pouvoir commencer les rénovations ou les travaux de réaménagement immédiatement après le versement de l'acompte. Bien que cela soit compréhensible de leur point de vue, cela comporte plusieurs risques pour vous. Si vous envisagez de procéder ainsi, assurez-vous que le contrat définisse clairement les travaux autorisés.
Vous devez également vous assurer que l'acompte versé est suffisant pour couvrir vos pertes en cas de résiliation du contrat (par exemple, si le paiement principal n'est pas effectué). De manière générale, ce type d'accord est risqué. Il est fortement conseillé de consulter un expert (notaire ou agent immobilier, par exemple) afin d'en comprendre les implications.
Pour tout acompte versé, ces dispositions doivent impérativement figurer dans le contrat de vente. À défaut, le contrat dans son intégralité pourrait être invalidé. Votre notaire est le mieux placé pour vous conseiller à ce sujet.
Frais de règlement
En règle générale, l'acheteur prend en charge tous les frais liés à la vente, notamment les honoraires de notaire, les frais d'inscription au registre foncier et les droits de mutation. Les frais de levée des charges non reprises par l'acheteur sont à votre charge, solidairement avec lui. Par conséquent, assurez-vous que l'acheteur soit pleinement informé de tous les frais supplémentaires, en sus du prix d'achat de votre bien. Cela vous évitera toute mauvaise surprise.
Il en va de même pour les négociations : une bonne préparation et des conseils d’experts permettent d’obtenir les meilleurs résultats. Cherchez le compromis, mais ne vous fixez pas des objectifs trop modestes ! Bonne chance pour vos négociations !