Les ventes immobilières pour les communautés d'héritiers sont désormais exonérées d'impôt

De nombreux groupes d'héritiers se demandent comment gérer un bien immobilier, ce qui engendre souvent des litiges. La Cour fédérale des finances (BFH) a levé un obstacle à la vente de biens immobiliers par des groupes d'héritiers.

Si un membre d'une communauté successorale acquiert les parts d'un bien hérité auprès des autres cohéritiers et le vend ensuite, l'administration fiscale exige l'impôt sur le revenu sur cette vente si l'héritier n'a pas résidé dans le bien pendant les dix années séparant l'acquisition et la vente. En effet, l'administration fiscale considère cette opération comme une vente entre particuliers au sens de l'article 23 de la loi allemande sur l'impôt sur le revenu (EStG).

En septembre 2023, le Tribunal fiscal fédéral (BFH) a statué que le versement de la part de cohéritiers, l'acquisition de leurs parts dans un bien immobilier, puis sa revente sans y habiter pendant dix ans ne constituent pas une opération imposable au sens de l'article 23 de la loi allemande sur l'impôt sur le revenu (EStG).

Allègements pour les héritiers

Cette décision soulage les héritiers. Non seulement sur le plan financier, mais elle facilite également la recherche d'une solution commune concernant le sort du bien indivis. L'impôt sur le revenu n'étant plus applicable, les héritiers peuvent plus facilement décider de vendre le bien.

Comment cette décision a-t-elle été prise ?

En 2015, un homme a hérité du patrimoine d'une femme, comprenant des biens immobiliers, ainsi que de ses deux enfants. Après la dissolution de la communauté d'héritiers en 2017, il a pris possession de l'intégralité du patrimoine et l'a vendu début 2018.

L'administration fiscale a ensuite réclamé l'impôt sur le revenu. Cette réclamation se fondait sur une réglementation stipulant que l'impôt sur le revenu est dû si un bien est vendu dans les dix ans suivant son acquisition. L'intéressé a alors interjeté appel devant le tribunal fiscal de Munich.

Après avoir perdu son procès en première instance en 2021, il a interjeté appel devant le Tribunal fédéral des finances (BFH). En septembre dernier, la neuvième chambre du BFH a statué que la cession de la part successorale des deux enfants ne constituait pas un achat immobilier classique et que, par conséquent, la réglementation susmentionnée n'était pas applicable.

La cour a jugé que l'imposition d'une vente immobilière suppose que le bien en question ait été acquis préalablement. En l'espèce, cette condition n'a pas été jugée remplie.

L'acquisition de parts dans une succession au sein d'une communauté d'héritiers n'était pas considérée comme comparable à l'acquisition de parts immobilières, même si ces dernières faisaient partie du patrimoine commun. Par conséquent, en l'absence d'acte d'achat formel, l'imposition sur la base d'une vente privée n'est pas possible.

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Avis

Par souci de clarté, ce texte utilise le masculin générique. Les identités féminines et autres identités de genre sont explicitement mentionnées lorsqu'elles sont pertinentes.

 

Avertissement légal : Cet article ne constitue pas un avis fiscal ou juridique. Veuillez consulter un avocat et/ou un conseiller fiscal pour obtenir des conseils adaptés à votre situation personnelle.

 

Photo : © VisualGeneration/Depositphotos.com

À propos de l'auteur

Harry Mohr

Agent immobilier (Chambre de commerce et d'industrie)

Harry Mohr, auteur de cet article

Harry Mohr

Agent immobilier (Chambre de commerce et d'industrie)

Harry Mohr est titulaire d'un diplôme en économie immobilière (EIA) et dirige l'agence immobilière Immobilien Kontor Saarlouis. Expert immobilier agréé DEKRA, il accompagne ses confrères et ses clients dans tous les aspects du marketing immobilier.