Le registre foncier et ses charges

Toute personne propriétaire d'un bien immobilier doit être inscrite au registre foncier. Notamment lors de la vente d'un bien hérité, par exemple, l'ignorance des inscriptions existantes peut entraîner une baisse du prix, voire, dans le pire des cas, empêcher la vente. Par ailleurs, les acquéreurs doivent savoir s'ils acquerront la pleine propriété du bien après l'achat. Si des droits de tiers sont inscrits, le vendeur ne peut décider librement du sort de son bien.

Le registre foncier consigne la propriété des biens immobiliers. Ce registre public a pour but de documenter les droits et charges grevant un bien. Parmi ces droits figurent, par exemple, le droit de préemption et le droit d'usufruit.

Le droit de préemption

En clair, un droit de préemption permet à un tiers de passer avant l'acheteur d'un bien immobilier. Ce droit peut être exercé par les municipalités, les cohéritiers ou les locataires, entre autres. Si un tel droit de préemption est inscrit au registre foncier, l'acquéreur peut, dans certaines circonstances, se retrouver sans le bien immobilier de ses rêves, même après avoir signé un compromis de vente.

droit d'usufruit

De nombreux propriétaires souhaitent continuer à vivre dans leur bien après l'avoir vendu et établissent donc un droit d'habitation viager ou un usufruit. L'usufruit leur confère non seulement l'occupation du bien sa vie durant, mais aussi le droit d'en jouir. Il leur offre ainsi la possibilité de louer leur logement s'ils ont besoin de soins et de financer ainsi les frais d'un séjour en maison de retraite. Contrairement au droit d'habitation viager, l'usufruit implique que le vendeur est également responsable de l'entretien du bien. L'usufruit et le droit d'habitation viager sont tous deux inscrits au registre foncier et non dans l'acte de vente.

Le droit à la récupération

Outre le droit de résidence, il est possible d'enregistrer un droit de réversion. Le nouvel acquéreur finançant généralement le bien par un prêt, le privilège de la banque prime sur le droit de résidence. Ainsi, ce dernier serait caduc en cas d'insolvabilité du nouvel acquéreur et de vente aux enchères pour cause de forclusion. L'enregistrement du droit de réversion permet de restituer le bien à son ancien propriétaire.

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Avertissement légal : Cet article ne constitue pas un avis fiscal ou juridique. Veuillez consulter un avocat et/ou un conseiller fiscal pour obtenir des conseils adaptés à votre situation personnelle.

 

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À propos de l'auteur

Harry Mohr

Agent immobilier (Chambre de commerce et d'industrie)

Harry Mohr, auteur de cet article

Harry Mohr

Agent immobilier (Chambre de commerce et d'industrie)

Harry Mohr est titulaire d'un diplôme en économie immobilière (EIA) et dirige l'agence immobilière Immobilien Kontor Saarlouis. Expert immobilier agréé DEKRA, il accompagne ses confrères et ses clients dans tous les aspects du marketing immobilier.