Des litiges juridiques bizarres
Les affaires qui occupent les tribunaux de ce pays sont parfois pour le moins surprenantes. Voici trois jugements aussi curieux qu'amusants :
Dites-le indirectement
Le voisin A place un nain de jardin faisant un doigt d'honneur obscène sur la limite de propriété avec son voisin B. Lorsque B menace de porter plainte, A panse le nain et le décore d'une fleur. B porte plainte malgré tout.
La décision : « Tout effet potentiellement offensant émanant d’un nain de jardin est éliminé par le fait de bander son majeur et de l’orner d’une fleur. Cela rend le geste irrespectueux. La simple connaissance du geste du majeur levé sous le bandage est insuffisante pour établir qu’il est offensant. »
Coup de chance – et il faut le garder !
Un locataire garde un porcelet nommé « Ferdinand » dans son appartement. Le propriétaire, qui refuse d'étendre son autorisation aux animaux de compagnie aux cochons, lui adresse un avis de résiliation : l'odeur de porcelet constitue une nuisance pour les autres résidents, justifie-t-il.
Le verdict : « Les odeurs de porc ne sont que sporadiques et intermittentes, lorsque la porte de l’appartement est ouverte. La perception de cette puanteur est donc occasionnelle. Il n’y a donc pas de nuisance persistante. »
Coups portés à un ami de la famille décomplexé
Un homme, qui travaille de nuit, surprend sa femme au lit avec un amant. Il le roue de coups, et ce dernier porte plainte pour agression.
Le verdict : les poursuites pénales ont été abandonnées pour cause de culpabilité mineure. « L’ami de l’amant portait une part de responsabilité nettement plus importante », a estimé le tribunal régional. Il a été jugé « particulièrement effronté et honteux » que l’adultère ait été commis dans le lit conjugal, profitant des horaires de travail décalés du mari.